«Il faut arrêter d'avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes»

26/05/2016

Pour Véronique Séhier, co-présidente du Planning Familial, la grande force de cette nouvelle mesure est qu’elle multiplie les lieux d’accès à la contraception, et à la sexualité : «Nos centres ne sont pas accessibles partout sur le territoire, il faut que les jeunes aient accès à la contraception par le biais de professionnels quand le Planning familial est éloigné.» Mais même cet apport considérable ne peut pas remplacer l’éducation à la sexualité, laissée trop souvent de côté dans les établissements. «La loi de 2001 [relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, ndlr] stipule pourtant que les élèves doivent recevoir une éducation sexuelle ! C’est par là qu’il faut commencer, et ne pas seulement leur parler des risques, mais avoir une approche globale qui pourrait aussi aborder l’égalité entre les sexes et les différentes sexualités existantes» Lire la suite